Historique

Origine 

Avant la réunion des provinces belges à la France (en ????), Cras-Avernas faisait partie de la principauté de Liège, mais elle en constituait l'extrémité puisque Bertrée et Hannut faisaient partie du duché de Brabant. 
Il semble qu'à cette époque, Cras-Avernas relevait de la cour de justice de Trognée (si l'on en croit un document relatant les débats entre un habitant de Cras-Avernas et un habitant de Gingelom et traduits en cour de justice de Trognée).
Cras-Avernas n'avait alors qu'une chapelle, mais celle-ci avait des biens propres. Ces biens ont fait lobjet d'un rentage en 1744 dont il résulte qu'ils avaient une contenance de 102 verges. 
Sous le régime français, le village faisait partie du département de l'Ourthe. 

Etymologie

Plusieurs hypthèses ont été émises quant à l'origine du nom du village. 
 
1. Explication verbale
Vera, en latin mérovingien, signifie "aulnes", arbustes poussant dans un terrain marécageux et dont l'écorce servait à la teinture des tissus. 
Crassus signifie "gras" ou "gros".
Donc, cras adverneas signife aux gros aulnes.
 
2. Explication historique
Dans la charte de 1803, on désigne le village sous le nom d'Evernais minor, par opposition à Evernais supérior, ce dernier actuellement Avernas-le-Baudouin, ce qui signifie Avernas-le-petit. 
Eugene de Seyn* note que ce nom existait depuis 1024.
*: auteur du "Dictionnaire Historique Et Géographique Des Communes Belges" paru en 1933
 
A cette époque, Cras-Avernas et Avernas le Baudouin appartenaient au même propriétaire et ne formaient qu'un seul village, celui-ci étaient divisés en deux secteurs qui se distinguaient par les épithètes de "Grand" et de "Petit".
 
Ce ne fut que longtemps après que ces deux villages reçurent les noms seigneuriaux de "Crassus" et de "Baltinus"
 
Avernas tient son nom et son origine d'une famille autrichienne, les "Evernay" qui, installée sur le territoire de la commune vers le Xè et le XIè siècle, y laisse son nom. Quant à l'origine du nom "Cras", les étymologistes s'accordent à le faire varier.
 
En 1262 on parlait "d'Evernay le Craie"
En 1497 on parlait "d'Avernas le Crassie"
 
Craie: probablement en regard de la fertilité du sol
Crassie: diminutif de Crassus, celui-ci fils d'une famille noble d'Avernas, son frère Baudouin et lui reçurent le domaine paternel, d'où nous avons à cette époque la reconnaissance de l'autonomie des deux villages qui, primitivement, n'en formaient qu'un.
Anciennement, Cras-Avernas dépendant du prieuré de Bertrée fondé en 1224. Après, jusqu'en 1852, une modeste chapelle en bois fût construite à l'emplacement de l'église actuelle, elle ne comportait que trois fenêtres.
 
3. D'après Amédée de Byckel:
 
Ci-devant, duché de Brabant, Cras-Avernas, le village anciennement nommé Avernas le Petit s'appelait dès le XVè siècle, Avernas le Crasse, Evernay le Crassie et enfin Avernas le Gros.
L'abbaye Saint Laurent de Liège obtint de très bonne heure des droits de seigneurie foncière dans le village. En 1090, un certain Walselinus de Rus, Béatrice son épouse et leur fils Hubert, vendirent à ce monastère une partie de l'alleu qu'ils possédaient à Cras-Avernas. En 1124, Walter de Trognée lui fit donation de son domaine ainsi que des dîmes qu'il y prélevait. L'Abbaye Saint-Laurent possédait dans le village une cours censale dont elle nommait le mayeur et les échevins. Quant à la seigneurie hautaine, elle appartenait aux ducs de Brabant, souverains du pays. Au XVII siècle, ils la rendirent à des seigneurs laïcs.
 
Le 3 janvier 1676, le roi d'Espagne , successeur politique des ducs de Brabant, érige la seigneurie de Cras-Avernas en baronnie en faveur d'Antoine Lopez Suars, seigneur de l'endroit.
 
4. D'après Albert Carnoy:


1124: en Minor Avernas
1262: Evernais
1497: Evernas
 
5. Selon Emile Boullet de Hannut:


Le mot "Cras" viendrait du wallon encore en usage de nos jours: le mot "Cresse" qui se traduit par "Crête", ou côté, bord.
"Cras" servirait donc à désigner Avernas sur le bord d'Avernas le Baudouin.
 

En savoir plus sur …